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La start-up Zephalto s'installe près de Toulouse pour concrétiser ses voyages dans la stratosphère

12 août 2022 Les Entreprises
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La société Zephalto, positionnée sur le tourisme spatial à bord de ballons stratosphériques, s’installe à Escalquens pour bénéficier notamment de l’écosystème spatial et industriel local.

Elle fait partie des dix licornes du spatial européen sélectionnées par le Cnes. La société Zephalto, positionnée sur le tourisme spatial à bord de ballons stratosphériques, s’installe à Escalquens. Fondée en 2016 au Pouget, dans l’Hérault, où est installé le siège social, l’entreprise débarque près de Toulouse pour bénéficier notamment de l’écosystème spatial et industriel local. Avec son ballon baptisé Céleste, elle ambitionne d’embarquer à bord d’une capsule pressurisée six passagers à 25 kilomètres d’altitude pour admirer la Terre depuis la stratosphère.

« Dans l’agglomération toulousaine, il y a tout un écosystème autour de l’industrie aéronautique et spatiale, des fournisseurs industriels et un vivier de compétences qui vont nous permettre d’entrer dans une phase d’industrialisation et de certification de notre technologie », explique Vincent Farret-d’Astiès, le fondateur de Zephalto. « Nous avons des bureaux mais également un atelier où vont être assemblés une partie des ballons. Avec toujours une sensibilité environnementale, puisque l’idée est de voyager dans l’espace sans empreinte, grâce à ce mode de déplacement doux. »

 

Enveloppe protectrice réutilisable
La force de portance pour le ballon Zephalto est créée en utilisant de l’hélium, ce qui permet de ne produire aucune émission ni aucun impact chimique durant le vol. Pas de moteur, seulement la poussée d’Archimède et les vents pour se déplacer. L’enveloppe protectrice de Céleste est développée dans un matériau qui permet de la réutiliser après chaque vol. Le ballon est alimenté uniquement avec de l’énergie solaire et son empreinte carbone est nulle durant le vol, selon la société.

Le ballon s’élève lentement pendant 1h30, reste en l’air trois heures et redescend en 1h30. Le ballon peut ainsi atteindre la stratosphère, à environ 12.000 mètres, mais il est possible de monter jusqu’à près de 25.000 mètres d’altitude, dans le noir de l’espace, pour voir la courbure de la Terre. « Le respect de l’environnement est primordial pour nous mais la sécurité est aussi une priorité », précise Vincent Farret-d’Astiès. « J’ai cette expérience puisque j’ai étudié à l’Enac, à Toulouse, puis travaillé dans l’aviation civile et comme contrôleur aérien. » Pour pouvoir monter dans ce ballon du nouveau tourisme spatial, dont les premiers vols sont prévus en 2024, le prix s’élève à 120.000 euros par personne.


Julie Rimbert




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