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16 août 2021
Revue de Presse

Les inquiétudes de Carlos TAVARES sur les véhicules Electriques

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On le sait pratiquement tous les plus grands ingénieurs automobiles ne s’avouent pas du coup convaincus de la réalité ‘ écologique’ concernant les véhicules électriques à l’avenir et notamment sur le recyclage des fameuses batteries !!!

Il en va de même de bien des grands patrons des firmes automobiles qui eux aussi pensent rigoureusement la même chose, contraints et forcés par les politiques de Bruxelles entre autres pour ce qui concerne la vieille Europe, de se plier à leurs décisions…

Ainsi Carlos Tavares , le patron du groupe Français  PSA, devenu suite à sa fusion entre PSA et FCA, la maison FIAT, STELLANTIS et qui regroupe Peugeot-Citroen- Opel – Fiat – Jeep- Alfa Roméo -Lancia et Maserati !

 » Le monde est fou. Le fait que les autorités nous ordonnent d’aller dans une direction technologique, celle du véhicule électrique, est un gros tournant.

Je ne voudrais pas que dans 30 ans on découvre quelque chose qui n’est pas aussi beau que ça en a l’air, sur le recyclage des batteries, l’utilisation des matières rares de la planète, sur les émissions électromagnétiques de la batterie en situation de recharge?

Comment est-ce que nous allons produire plus d’énergie électrique propre ?

Comment faire pour que l’empreinte carbone de fabrication d’une batterie du véhicule électrique ne soit pas un désastre écologique ?

Comment faire en sorte que le recyclage d’une batterie ne soit pas un désastre écologique ?

Comment trouver suffisamment de matière première rare pour faire les cellules et les chimies des batteries dans la durée ?

Qui traite la question de la mobilité propre dans sa globalité ?

Qui aujourd’hui est en train de se poser la question de manière suffisamment large d’un point de vue sociétal pour tenir compte de l’ensemble de ces paramètres ?

Je m’inquiète en tant que citoyen, parce qu’en tant que constructeur automobile, je ne suis pas audible.
Toute cette agitation, tout ce chaos, va se retourner contre nous parce que nous aurons pris de mauvaises décisions dans des contextes émotionnels. »

Autre avis, celui de Stéphane Lhomme (Directeur de l’Observatoire du nucléaire)

Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique. Le subventionner n’a pas de sens! 

La fabrication des batteries est tellement émettrice de CO² qu’il faut avoir parcouru de 50.000 à 100. 000 km en voiture électrique …. Pour commencer à être moins producteur de CO² qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !

Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel.

Ce sont là les conclusions d’une étude, certes déjà ancienne, de l’ ADEME, (Agence environnement et de la maîtrise de l’énergie), ignorées délibérément par le gouvernement…. Élaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l’horizon 2030.

Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s’estimer ‘vertueux’ ne sera jamais atteint.

De plus, tout le CO² émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre.

Alors qu’il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines, comme le signale le magazine Science et Vie des janvier 2015  « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diesel ».

La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu’elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron !

Au final, la voiture électrique n’est pas plus écologique que la voiture thermique. L’argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié.

Or, il s’agit de sommes astronomiques :

Le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10. 000€ pièce, soit un coût d’environ 70 milliards d’€.

Il est d’ailleurs poignant de voir les élus de petites communes, croyant faire un geste pour l’environnement, casser la tirelire municipale pour s’offrir une simple borne !

Le bonus ‘écologique’ à l’achat d’une voiture électrique dépasse 10.000 € par véhicule, souvent complété par une prime de la région.

La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés, car ces véhicules sont très chers et naturellement une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés!

En réalité, au pays de l’atome, tous les moyens sont bons pour ‘booster’ la consommation d’électricité, en baisse continue depuis des années.

Car la voiture électrique en France peut être considérée comme une voiture nucléaire car la quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire, à 80 % nucléaire.

Nous ne faisons pas ici la promotion de la voiture thermique, elle-même une calamité environnementale.

Mais, justement, personne n’aurait l’idée d’offrir 10.000€ à l’achat d’une voiture diesel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé…

C’est une très bonne analyse démontrant que nos politiques et ces chers verts…  nous font du spectacle permanent!

Car curieusement la paranoïa du diesel ne concerne que les automobilistes !!!

Les Poids lourds, Autocars, Navires, sont exclus !

Juste pour situer le degré de paranoïa des plus virulents détracteurs du véhicule diesel, il faut leur révéler les données de l’industrie maritime qui a démontré qu’en considérant la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé, les 40 plus gros navires-cargos du monde polluent autant que l’ensemble des 760 millions d’’automobiles de la planète.

Vous savez, ces fameux mastodontes des mers, ces porte-conteneurs qui nous alimentent en produits que l’on fabriquait dans nos usines délocalisées, aujourd’hui, ils brûlent chacun 10.000 tonnes de carburant pour un aller et retour entre l’Asie et l’Europe.

Ces malheureux 40 navires font partie d’une flottille de 3.500, auxquels il faut ajouter les 17.500 tankers qui composent l’ensemble des 100.000 navires qui sillonnent les mers.

Pour ne pas quitter le domaine maritime, rappelons que la flotte de plaisance française est d’environ 500.000 unités, dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres, et que le plus moyen de ceux-ci brûle environ 900 litres de fuel en seulement une heure, alors que les 24 % de foyers français qui se chauffent au fioul ont du mal à remplir leur cuve pour l’hiver.

Pour continuer sur le chemin de la schizophrénie paranoïde, prenons en compte toute la flottille de pêche et les 4,7 millions de poids lourds en transit à travers la France et les milliers d’avions qui sillonnent le ciel.

Pour compléter cette petite fable, n’oublions pas l’indispensable domaine agricole où la consommation moyenne d’énergie est de 101 litres de fuel par hectare.

Bref, on est loin, très loin de LA réalité sur le sujet des véhicules électriques, où l’on nous raconte n’importe quoi !

 Source: François LEROUX Auto moto Newsinfo




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4 Commentaires

André DAUDE (TARBES 11)
Il y a 2 mois
Je n'ai pas de réponse technique ou environnementale, puisqu'on lit tout et son contraire. Ce qui est sûr, inéluctable, c'est que NOTRE monde (le mien et celui des deux ci-dessus) s'écroule, et qu'il va bien falloir faire avec. Que le patron de Peugeot ou l'éditorialiste de "Auto moto Newsinfo" (News+info = pléonasme) soient désemparés, c'est bien légitime. Leurs arguments sont sans doute techniquement vrais (?), et alors, on fait quoi ?
Arnaud OTTON (TARBES 51)
Il y a 1 mois
ça me fait un peu mal de voir un discours du lobby pétrolier ici donc je voudrais pondérer 2-3 points avec quelques sources : parce que là, l'article est comme dit plus haut porté sur l'émotion d'une personne qui souhaite défendre son industrie, c'est compréhensible mais je pense qu'étudier des faits c'est mieux.

Déjà je ne comprends pas du tout son histoire "d'ancienne étude de l'ademe contre les voitures électriques", je ne sais pas de quelle année ça date mais pour moi l'ademe a toujours été pour les véhicules électriques (bon j'avoue je suis jeune, mais les études récentes ne devraient pas être plus pertinentes que les anciennes?)
quelques sources pour : 2016 et 2018
https://www.usinenouvelle.com/article/selon-l-ademe-la-voiture-electrique-est-bien-meilleure-pour-le-climat-que-celles-roulant-a-l-essence-ou-au-diesel.N650859
https://librairie.ademe.fr/mobilite-et-transport/2467-potentiels-du-vehicule-electrique.html

Ensuite, un youtubeur a fait une étude récemment sur le bilan carbone des petites voitures électriques et la grosse production de gaz à effet de serre d'un véhicule électrique semble compensé dès 25 000 km ce qui est particulièrement encourageant.
si vous avez 1h30 à consacrer à ce sujet, c'est plutôt chouette : https://www.youtube.com/watch?v=zjaUqUozwdc

Après je juge que même si on devait rouler 50 ou 100 000km pour rentabiliser, ça serait quand même bénéfique (qui met sa voiture à la casse à 100 000km sérieusement?) mais je ne vois pas de source donc difficile d'aller plus loin.
Yoann BERSIA (TARBES 46)
Il y a 1 mois
Je suis d'accord avec l'analyse technique actuelle faite dans cet article, bien qu'elle soit néanmoins très orientée « pro pétrole ». Mais, quand il s'agit de recyclage, aujourd'hui c'est cher, compliqué, rare, emmerd***, OK à 100% avec ce constat. Mais n'oublions pas que le volume à recycler est aujourd'hui dérisoire. Le jour où les volumes seront considérables, je pense (j'ai envie de croire) que l'intérêt sera croissant et que le développement technologique accompagnera naturellement le besoin (espérons rentable) naissant. C'est la base de toute industrie ou plus on fait dans le gros volume, moins ça coûte (merci les méthodes industrielles ;) ).

Je pense que le pari de l'UE est de pousser effectivement à l'agrandissement du marché du véhicule électrique (et ses dérivés) afin que des start-ups et/ou grands industriels se lancent par la suite (quitte à subventionner à balle au début) dans le développement de technologies d'application ou de recyclage dans ce marché.

La société pour laquelle je travaille (Pandrol) où nous produisons (entre autres) des produits pour améliorer la qualité des voies ferrées (N&V mitigation & augmentation de durée de vie) à base de caoutchouc recyclé (des pneus recyclés, tout simplement) a vécu ce cas-ci : Au début nous recyclions nous-même les pneus de manière rentable grâce à l'apport de subventions (EU/FR) comme beaucoup d'autres sociétés pour diverses applications. Le besoin et les marchés grandissant, les subventions ont diminuées progressivement si bien que le recyclage de "petits volumes" de pneus n'était plus rentable, en revanche, de grandes centrales de recyclage ont vu le jour pour recycler en très gros volumes de manière toujours rentable pour alimenter le marché ainsi créé, et cela fonctionne aujourd'hui très bien ! Même s'il reste encore beaucoup de pneus sur le carreau, je vous l'accorde, mais il fallait bien que les gilets jaunes se chauffent ;). Néanmoins, un petit cercle vertueux a vu le jour, persiste et continue de grandir !

Je pense donc que la stratégie choisie de l'UE est bonne même si effectivement, nous ne devons absolument rien attendre à court terme (génération Amazon, tout, tout de suite !). N'oublions pas que nous sommes également les pionniers et les leaders dans le monde dans ce domaine et que même les pays niant/réfutant/méprisant les effets globaux de la pollution atmosphérique, sont forcés de constater qu'au niveau « microscopique », leurs grandes villes suffoquent littéralement (la chine en est un bon exemple) et se retrouvent à être très client de ces technologies en gros volume dans l'urgence la plus totale.

Mais voilà, personne ne peut prédire l'avenir et l'erreur est permise. Dans le cas des pneus par exemple, la France avait prise dans les années 60 à 80 la décision de les balancer dans la mer pour créer de nouveaux récifs pour aider au développement de la faune marine et etc... l'idée était effectivement financièrement intéressante (évidemment), facile à réaliser et pleines de bonnes intentions et nous n'avions à l'époque aucun recul pour prévoir le fiasco environnemental que c'est devenu les décennies suivantes, pour en revenir à tout repêcher dans les années 2000...

Impossible donc à mon sens de savoir ce qu'il adviendra sur ce point, mais j'ai envie d'y croire et je suis d'accord avec les stratégie entreprise aujourd'hui. Malgré les risques, je pense que le jeu en vaut la chandelle, mais voilà, qui joue, accepte de perdre...
Pierre MANIERE (TARBES 11)
Il y a 1 mois
salut à tous
je vois vos réflexions intéressantes et réfléchis.
pour moi la première chose à faire est d'être économe , c'est très simple , sans investissement et immédiat .
moins de déplacement , de transport, d'eau , d'électricité, de vêtements, de chaussures, de portables. etc .. etc..
mais c'est pas gagné , il faut y croire et resté drastiquement discipliné .mais que faire de nos écoles de commerces et gourous marketing qui nous enseignent comment consommer plus plus plus.
et que faire de notre atavisme consistant à conseiller , orienter les pays "en développement"
à consommer autant que nous (business oblige !?)
je crois que comme au temps de Christophe Colomb il reste la solution du nouveau monde
ce sera une nouvelle planète si la techno pour y aller ne traine pas trop .
billets dispo chez Elon Munsk ou sa descendance !

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