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12 octobre 2019

Quand Bologne, Lisbonne, Shangaï ne sont pas que des destinations de vacances.

Publié par Jean-Luc TAUPIAC (12) | Enit

 

Il est difficile pour beaucoup d’entre nous, en particulier ceux qui sont passés à l’ENIT avant 2005, de comprendre les évolutions de l’école.

Pourquoi y a-t-il des chercheurs aux détriment d’industriels face aux élèves? Pourquoi y a-t-il autant d’étudiants étrangers? Pourquoi les classements des écoles dans les périodiques comptent le nombre de doctorants plus que la satisfaction des recruteurs? …etc.

L’école est supposée avoir gagné de l’autonomie de gestion, mais est ce bien le cas quand il n’y a pas d’unité de management : ni les professeurs ni les chercheurs ne dépendent d’un directeur d’école.

 Voici un décryptage de la genèse et  de l’objectif de cette transformation commencé il y a 20 ans suivi d'une liste des principales reformes de ces 2 dernières décennies

 

 


Dans les différents rapports produits par les institutions internationales au cours des années quatre-vingt-dix, les universités européennes font l’objet d’un diagnostic sévère : elles seraient peu efficaces tant sur le plan de la réussite des étudiants que sur celui de l’innovation, se soucieraient peu de la demande sociale et des besoins économiques, assureraient mal l’insertion de leurs diplômés et seraient peu attractives au niveau mondial.

Le 25 mai 1998, les quatre ministres chargés de l’Enseignement Supérieur d’Allemagne, de France, de Grande-Bretagne et d’Italie se retrouvent lors d’un colloque à la Sorbonne, à l’occasion de la célébration du 800e anniversaire de l’Université de Paris, pour lancer un appel à la construction d’un Espace européen de l’enseignement supérieur.

Lancé à l’initiative de Claude Allègre, ministre français de l’Éducation nationale, l’appel invite à favoriser les échanges d’étudiants et d’enseignants et à faire converger les systèmes universitaires vers un cadre de référence commun distinguant un cycle pré-licence ouvert sur la pluridisciplinarité et un cycle post-licence assis sur la recherche et le travail individuel.

La déclaration finale évoque la construction d’une « Europe du savoir » et la nécessité d’accroître la mobilité à l’intérieur de l’Europe par une harmonisation des systèmes.

Les autres pays européens, d’abord vexés de cette initiative qui les tenait à l’écart, s’y rallient très rapidement. Lors de la conférence de Bologne, 29 pays signent un texte commun : cette déclaration de Bologne (19 juin 1999) initie le processus éponyme qui se donne comme objectif d’harmoniser les systèmes d’enseignement supérieur européens, d’améliorer leur qualité, leur compétitivité et leur attractivité à l’échelle mondiale et d’augmenter la mobilité des étudiants, des chercheurs et des personnels au sein de l’Europe.

En 2011, 47 États sont engagés dans le processus qui concerne l’ensemble des pays du continent européen, y compris la Turquie et la Russie,

La mise en œuvre du processus de Bologne va se développer dans trois directions :

– une réforme des parcours (LMD : licence-master-doctorat en trois, cinq et huit années après la fin des études secondaires).

– la recherche devra avoir pour objectif prioritaire d’améliorer la compétitivité des économies nationales : son financement se fera sur ce critère et le partenariat universités-entreprises est érigé en modèle ;

–       la modularisation de l’enseignement allant de pair avec la mise en place du système de « crédits » transférables (les ECTS – European Credits Transfer System) entre établissements européens;

Parallèlement se mettait en place une politique de recherche découlant de ce qu’on a appelé la stratégie de Lisbonne (du nom du conseil européen tenu à Lisbonne en 2000) qui, dans un contexte de concurrence économique mondiale, prônait le développement à l’échelle européenne d’une « économie de la connaissance » basée sur « l’innovation » et mettait en place des techniques de management par objectifs, appuyé sur la pratique du benchmarking,.

Les réformes engagées se trouvent donc légitimées au nom de mots clés qui sont compétitivité, autonomie, évaluation, attractivité, qualité

Les deux dernières décennies ont ainsi été marquées par un profond remodelage de l’enseignement supérieur européen :

–       la promotion de l’autonomie permet de modifier le mode de gouvernance des établissements d’enseignement supérieur, en renforçant le pouvoir des exécutifs qui les dirigent et en instituant des relations hiérarchiques entre ces dirigeants et les personnels enseignants et administratifs ;

–       Parallèlement, l’État se désengage à la fois sur le plan financier et sur celui de l’édiction de règles et prescriptions, se réservant un rôle d’évaluation a posteriori, en fonction d’outils et de grilles élaborés par ses services (HCERES, Commission des titres…)

–       l‘enseignement supérieur est invité à monnayer les connaissances et notamment à attirer des étudiants étrangers issus des pays émergents afin de nouer des liens stratégiques avec les acteurs de ces économies en expansion ;

–       L’amélioration de la qualité de l’enseignement et de la productivité des chercheurs est présentée comme l’objectif majeur de la réforme, et l’évaluation régulière et standardisée des performances comme le moyen de mesurer les progrès réalisés ;

–       les étudiants, les organismes de certification de la qualité et les experts sont appelés à jouer un rôle clé dans ce processus d’évaluation.

Dans les textes législatifs, les prescriptions ministérielles et les documents des organismes internationaux, reviennent constamment les mêmes termes : économie de la connaissance, Europe du savoir, lisibilité des parcours et des diplômes, employabilité des étudiants, etc. Des néologismes se répandent très rapidement, tel entrepreneuriat

La notion d’excellence, qui figurait dans la Déclaration de la Sorbonne mais pas dans celle de Bologne, a été reprise en France avec beaucoup d’insistance sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, notamment dans les acronymes désignant des structures mises en place par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : Laboratoires d’excellence ou LabEx, Initiatives d’excellence ou IdEx, ….

La mise en œuvre de ce processus de Bologne, pas encore complètement achevé, a été impacté par le classement de Shanghai, qui publie chaque année une liste mondiale de 500 universités, fait figure de référence à force de médiatisation. Élaboré en 2003 par l’université Jiao Tong de Shanghai, rendu public par le site d’information de la Commission européenne, diffusé par des sources institutionnelles, ce classement séduit aussitôt. Sa fiabilité s’impose du fait de la réputation des universités placées en tête (Harvard, Cambridge, Oxford). Il n’en est pas de même des établissements français, très éloignés du peloton de tête…

La France a déduit du succès de ces grandes universités que la taille était un élément primordial pour remonter dans le classement. Elle a poussé aux regroupements des universités et écoles. Cette vision s’est superposée à la mise en œuvre de la déclaration de Bologne en la complexifiant.

Quel bilan tirer de ces 2 décennies ?

 La première évidence c’est qu’une réforme qui dure 20 ans relève plus de la torture que de l’amélioration ! … Et ce n’est malheureusement pas fini.

Beaucoup trop de temps et d’énergie ont été perdus pour définir des gouvernances, ou plutôt qui gouvernerait, dans ces super établissements. Cette succession de mesures a pu broyer des « petites » écoles qui avaient leur niche et qui se sont perdues dans des grandes universités. (ENIB a disparu dans UTBM)

Le lien avec les industriels au travers de la recherche est réducteur pour les établissements qui forment des patriciens et qui avaient aussi besoin d’échanges avec les fonctions qui assurent le quotidien de la vie d’une entreprise. Mais il a permis d’amener du matériel dernier cri dans les labos que fréquentent les élèves.

L’objectif de la réforme est rentré dans les esprits et devient un cadre de référence. L’enquête « Insertion » de la Conférence des Grandes Écoles et la Commission des Titres s’en inspirent très largement pour recueillir les données qu’elles collectent auprès des jeunes diplômés ou des écoles.

Ces bases de données sont ensuite utilisées par des revues comme l’Usine Nouvelle qui éditent le classement d’école d’ingénieurs qui n’a plus rien à voir avec celui fait il y a 20 ans. Les écoles étaient, à l’époque, jugées par les industriels sur la qualité des ingénieurs qu’elles formaient.

L’amalgame entre le classement de l’école et la valeur de l’ingénieur qu’’elle forme est dans la tête de chacun. C’est bien sûr frustrant de se voir appliquer cette grille de notation alors que les ENI ont été créées pour former des ingénieurs tournés vers la pratique dans les régions où elles ont été implantées.

 

  Et pour illustrer ala synthèse précédent:

Tripotes et mascagnes

En Gascon, l’expression ''tripotes et mascagne’' désigne, de façon humoristique, le travail de bricoleurs pas très aguerris. 

C’est bien l’impression que donne cette succession de lois, objectifs, événements qui entourent la réforme de l’enseignement supérieur depuis une vingtaine d’année.

En voici une liste limitée au strict minimum pour comprendre le cadre de fonctionnement règlementaire de l’ENIT aujourd’hui.

 Nota : Lorsque certaines déclarations parlent d’universités,  il faut comprendre le plus souvent établissements d’enseignement supérieur et donc le écoles dépendant du ministère de l’Education Nationale

 

1810

Le vieux rêve : L’Université de Humboldt

…Philosophe, linguiste diplomate et ministre, Wilhelm von Humboldt prit également le temps de fonder, en 1810, l'Université à Berlin qui porte aujourd'hui son nom. Son projet est alors visionnaire puisqu'il décide d'y réunir différentes disciplines afin que professeurs et étudiants de divers horizons se confrontent pour mener de cette manière une « libre recherche », affranchie des systèmes philosophiques et autres préjugés …(Wikipédia)

 

 

1998 :

Les Prémices

Remise du rapport « Pour un modèle européen d’enseignement supérieur » au ministre de l’Education nationale, de la Recherche et de la technologie, par Jacques Attali. Il propose notamment une convergence progressive des diplômes universitaires au niveau européen : Licence en 3 ans, nouvelle Maîtrise en 5 ans et Doctorat en 8 ans (LMD). Il prévoit aussi que les relations entre l’Université, les grandes écoles et l’Etat soient établies dans le cadre de projets d’établissement et de contrats quadriennaux.

 

Juin 1999 :

Déclaration de Bologne, signée à l’origine par 29 Etats européens (en 2010, par plus de 40 pays), vise, entre autres, à faire converger les systèmes d’enseignement supérieur divergents d’ici à 2010 vers un système plus transparent basé sur tro

is cycles : Licence/Bachelor - Master - Doctorat.

 

2002 Octobre-décembre 2002 :

AG et mobilisations contre la réforme LMD. Près d’une dizaine de CA sont bloqués par les étudiants, grèves dans 4 universités (départ : Toulouse). Novembre- Décembre 2002 : AG et mobilisations contre la disparition de 5000 postes de MI/SE, puis contre la disparition du statut et son remplacement par celui d'Assistant d'éducation. Plusieurs académies sont en grève reconductible, Caen, Rennes, Nantes, Toulouse....

 

2003 :

Premier classement de Sangai : Le but initial de ce classement était de comparer les universités chinoises avec les meilleures universités mondiales. Pour répondre à la demande du président de l'université Jiao Tong qui souhaitait pouvoir envoyer ses étudiants dans les meilleures universités, le professeur Nian Cai Liu, un chimiste travaillant pour cette université, établit un premier classement en 2003. Faute de moyens et ne disposant que de deux collaborateurs, il va alors au plus simple, ne prenant en compte que des données accessibles par Internet et jugées objectives3 : le nombre de prix Nobel et médailles Fields le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline, le nombre de publications dans les revues scientifiques  Nature et Science et le nombre de chercheurs répertoriés dans deux bases de données d'articles scientifiques, l'une sur les sciences humaines, l'autre sur les sciences pures. Le ministère de l’éducation et de la recherche en tire les conséquences : « …le classement de Shanghai était certes critiquable mais que puisqu'on ne pouvait changer les indicateurs dont nous n'étions pas maîtres, il valait mieux les retourner en notre faveur. Lorsqu'ils choisissent leur future université, les étudiants américains, australiens, chinois, indiens regardent ce classement. C'est la mondialisation. On ne peut s'en abstraire et nous devons donc gagner des places, ce qui n'est pas contraire à l'exigence d'excellence de l'université française ». (Wikipédia)

 

Le 22 octobre 2003 :

Les décisions arrivent : LMD, autonomie, coopérations entre universités

dans une communication en Conseil des ministres, suivie d’une conférence de presse, Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche annonce la mise en œuvre progressive de la réforme de l’organisation des études tendant à harmoniser les diplômes selon le système européen LMD (licence, mastère, doctorat) et la reprise du projet de réforme sur l’autonomie des universités qui " reste soumis à concertation " jusqu’en janvier 2004 : autonomie, coopérations interuniversitaires (mutualisation de moyens et de compétences) et investissement (investissement des universités dans la vie économique et culturelle régionale) sont les maîtres mots du projet de loi. Le 24 avril 2004, lors de la Conférence des présidents d’université (CPU), le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, annonce le maintien de la réforme LMD (licence - mastère - doctorat) mais ajourne le projet d’autonomie des universités, faute d’un consensus suffisamment large.

 

10 AOUT 2007

LOI LRU : UN NOUVEAU DEPART

Elle vise a donner aux universités des "responsabilités et compétences élargies, avec une gouvernance resserrée autour du président et un "budget global" incluant la masse salariale de tous les personnels. Les opposants à la loi LRU dénoncent autonomie sans moyens et la mise en concurrence des établissements, tandis que certains rapports, comme celui de l’Europe en 2017, jugent que la France n’est pas allée assez loin.

 

FEVRIER 2008

OPERATION CAMPUS

L’opération Campus est destinée rénover les installations : 30% des locaux sont considérés comme vétustes. L'investissement envisage est de 5 milliards d'euros. II s’agit de faire émerger des campus d’excellence L’opération est notamment destinée a accompagner le mouvement de réforme engagé par la LRU.  La cour des comptes dénoncera le retard important pris par cet investissement

 

JANVIER 2009- AVR1L 2009

LES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS EN GREVE

La loi LRU a déclenché des mouvements étudiants qui sont suivi à l’hiver 2009 par les chercheurs. Ils dénoncent l ‘ingérence des responsables d’établissements d’enseignements supérieurs qui pourraient moduler leurs services, et reposent la question de leur évaluation.

Les étudiants, les rejoignent et protestent également centre la réforme de la formation des enseignants et sa masterisation.

10ans après les enseignants chercheurs sont toujours indépendants ; ils choisissent les sujets qu’ils veulent, peuvent refuser de faire cours et leur déroulement de carrière est indépendant de leur engagement dans leur établissement

JUILLET 2011

PREMIERS LABELLISES « IDEX »

Les Idex (Initiatives d’excellence) visent a distinguer une dizaine de campus. Le financement est issu du Grand Emprunt de 2009 Les trois premiers labellisés seront Bordeaux, Paris Sciences et Lettres et Strasbourg.

Les établissements doivent revoir leur modèle de gouvernance. L’Université de Toulouse à laquelle est rattachée ENIT échouera pour la 2eme fois en Mars 2018 à obtenir ce label faute d’une réelle adhésion de tous les acteurs.

 


NOVEMBRE 2011

CESSATIONS DE PAIEMENT

L’autonomie des universités ne se fait pas sans heurts. Le passage aux RCE (responsabilités et compétences élargies ne prend pas en compte le glissement des salaires dû à l'âge du personnel amène quelques établissements au bord de la cessation de paiement. Le ministre de l’éducation annonce une rallonge budgétaire cosmétique de 14,5 M€ !

La situation perdure au fil des années, elle s’amplifie avec l’augmentation des populations d’étudiants.

 

 

22 JUILLET 2013

LA LOI "FIORASO" ENTRE EN VIGUEUR

la ministre de l 'Enseignement supérieur et de la Recherche Geneviève Fioraso organise les Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche. De cette concertation débouchera en 2015 sur une loi

qui revoit la gouvernance des universités et en les exhortant a se regrouper sur leur territoire. Trois options leur sont offertes : la fusion, l’association a un EPCSCP (établissement public a caractère scientifique, culturel et professionnel) ou la participation a une Comue (communauté d'universités et établissements). Cette restructuration vise, selon le ministère, à "renforcer la coopération entre tous les acteurs d’un même territoire et a réduire une certaine "complexité institutionnelle ", Les établissements ont alors un an pour appliquer la réforme.

Le HCERES (Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) est créé à cette occasion. Il est en audit à Tarbes en ce moment et a interrogé l’Anienit.

 

 

 

DECEMBRE 2016

LA SELECTION EN MASTER SUR LES RAILS

En Février 2016 le Conseil d’État déclare : la sélection en master 2 est illégale à l’université, en l’absence d’un décret établissant la liste des formations pouvant sélectionner.

Universités, syndicats et ministère. Finissent par trouver un accord.: les universités auront le droit de sélectionner et les étudiants celui de poursuivre leurs études: c’est bien sur inapplicable

Les écoles d’ingénieurs ne sont pas touchées. Le sujet est néanmoins révélateur de la différence de culture dans ces établissements que les réformes veulent marier : sélection rigide dans les écoles, droit à s’instruire dans les universités

 

 

 

NOVEMBBE 2017

LA POLITIQUE DE SITE EST AMENDEE

le regroupement d’établissements d’enseignement supérieur est toujours bloqué à cause de problème de gouvernance . Certains petits établissements pourraient en être exclus et donc à terme perdre leur identité par phagocytage Le gouvernement souhaite légiférer par ordonnance et permettre aux sites de sortir du modèle de fusion totale avec perte de personnalité morale des établissements afin d’expérimenter un modèle dérogatoire,

Bon nombre de regroupements et d’établissements revoient leur modèle de gouvernance en tenant compte du projet d’ordonnance : Plusieurs Comue  (Communauté d’Université et d’Etablissements) disparaissent. Le bébé est peut -être alors parti avec l’eau du bain : il y a toujours des optimisations à faire lors des regroupements (Services administratifs, économie d’échelle sur les achats, investissements communs…)

 

 


FEVRIER 2018

LA LOI ORE EST ADOPTEE PAR LE PARLEMENT

en mai 2017, le ministère de l’éducation lance à l’automne une concertation visant a faire évoluer organisation de l'entrée dans le premier cycle universitaire

le gouvernement présente une réforme qui visent a orienter au mieux les candidats. Les bacheliers formuleront leurs vœux sur une nouvelle plateforme, Parcoursup, venue remplacer Admission postbac et les objectifs sont fixés les attendus pour les  programmes de chaque licence.

 

MARS 2019

Réforme du Bac

En reprenant les mots du Ministère de l’Éducation nationale :

Le baccalauréat ne prépare pas assez efficacement aux études supérieures. La marche entre le Lycée et le Supérieur a augmenté avec le temps, ce qui conduit à un haut niveau d’échec à l’arrivée à l’université.

. L’organisation actuelle de l’examen repose sur des épreuves finales beaucoup plus nombreuses que chez nos voisins européens…La concentration d’un grand nombre d’épreuves dans un temps très court n’est pas satisfaisante : elle ne récompense pas les efforts réalisés par les candidats dans la durée et pose des difficultés d’organisation…. Avoir un Bac repensé, c’est avoir un Bac qui te ressemble davantage, et qui respecte la diversité des profils des étudiants. Le nouveau bac t’aidera à construire un avenir qui te ressemble et dans lequel tu seras épanoui(e), et qui te permettra de réussir la suite de tes études….

 

Et donc les établissements d’enseignements supérieurs devront s’adapter : partir du PPCD des différents profils de bacheliers et prévoir un temps pour les remettre sur un profil de connaissance équivalentes avant de commencer les programmes communs

 

Cet article est un condensé bibliographique, je ne citerai qu’une source très détaillée dont je me suis beaucoup inspiré pour la partie consacrée à la reforme et son évolution : «  Les réformes dans l’enseignement supérieur et la recherche. Mots, discours, représentations » de Michèle Monte et Sylvianne Rémi-Giraud

Jean-Luc Taupiac

Président Anienit

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