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01 septembre 2017

4L TRO'FILLES

 Après un an de préparation et de recherche de fonds, c’est le 16 février 2017 que Marine GONZALES et moi-même, Marguerite RAPINET, toutes deux membres de la 50e promotion de l’ENIT nous sommes élancées dans la 20ème édition du raid du 4L Trophy. Retour sur l’aventure !


 Une aventure humanitaire

Depuis sa création, le raid consiste à amener des fournitures scolaires et sportives aux enfants défavorisés du désert marocain. Ces fournitures sont récoltées par l’association Enfants du Désert qui se charge de les redistribuer dans les différentes écoles. 

Cet engagement humanitaire nous tenait particulièrement à coeur et nous avons organisé une collecte dans l’école primaire Pradeau – La Sède de Tarbes. Nous avons pu charger la 4L avec six cartables remplis de fournitures scolaires et sportives. Ce n’est pas sans émotion que nous les avons remis à l’association dans le désert de Merzouga où nous avons pu jouer avec des enfants qui pourront en bénéficier. Cette journée de remise des dons a été un moment fort de l’aventure qui s’est terminé par le discours de la présidente de l’association Enfants du Désert pour nous annoncer que cette année, grâce à nos dons, cinq écoles pourront être construites dans le désert dont une spécialisée pour les enfants handicapés.

Nous sommes particulièrement fières d’avoir contribué à ce projet qui permettra à un grand nombre d’enfants d’aller s’instruire à l’école.

Une aventure sportive

Cette année, le village départ du raid du 4L Trophy se situait à Biarritz. La 4L a été passée au crible pour être certain qu’elle était apte à affronter les pistes ensablées du désert marocain. Nous avons passé les vérifications techniques mais avons appris que nous ne serions pas classées car notre compteur ne fonctionnait pas correctement. 

Heureuses de pouvoir participer quand même à l’aventure, nous avons joué le jeu jusqu’au bout. Le raid est une course d’orientation qui relie Tanger à Marrakech à l’aide d’un road-book et d’une boussole. Cela n’a pas toujours été évident mais nous avons vite pris goût au jeu du pilote et du co-pilote ! Nous avons toujours su trouver le bon chemin pour arriver au bivouac où nous attendait chaque soir un bon repas aux saveurs locales : couscous ou tajine.

Chaque étape nous offrait des paysages plus magnifiques les uns que les autres. Nous avons pu traverser le moyen Atlas, les dunes de Merzouga, ou encore le col du Tichka. Chaque jour, nous prenions conscience de la chance que nous avions d’être ici, à participer à cette course insolite avec notre petite 4L.

Une aventure solidaire

Si nous devions résumer le 4L Trophy en un mot, il serait sans hésitation : « solidarité ». Que ce soit sur la route, sur les pistes ou au bivouac, la solidarité entre trophystes est sans limite. 

Dès qu’un équipage est en difficulté, un autre s’arrête pour l’aider. Le passage des bacs à sable, où une majorité de 4L s’embourbe, est une réelle épreuve de solidarité pour chacun. Il faut pousser les voitures les unes après les autres pour que toutes puissent repartir dans la course. 

Je repense notamment au départ de l’étape marathon qui clôture la course. A l’entrée sur les pistes, notre 4L était en surchauffe et notre radiateur (pourtant neuf) a explosé. Nous avons tout de suite pensé que l’aventure allait s’arrêter là pour nous mais c’était sans compter sur la solidarité ! Un équipage nous a donné un radiateur qu’il avait en trop, un autre un bidon de liquide de refroidissement et l’assistance technique a changé notre radiateur et nettoyé le circuit de refroidissement. Sans eux nous n’aurions pas pu continuer l’aventure et nous leur avons été très reconnaissantes.

L’entraide fait partie intégrante du raid et ne le rend que plus riche.

Le meilleur souvenir

Les 10 jours d’aventure que nous avons vécus restent tous inoubliables mais il y a une soirée en particulier qui restera, je pense, toujours gravée dans nos mémoires.

L’étape marathon du raid dure deux jours et nous devons dormir en autonomie dans le désert. Ce soir-là, nous avons rencontré cinq autres équipages avec qui nous avons bivouaqué. Sans nous en rendre compte, nous avons installé notre camp sur la propriété d’une famille de locaux. Nous les avons invités autour de notre feu et avons passé une soirée mémorable faite d’échanges, de rires, de chants et de danse. L’hospitalité, la générosité et la simplicité de cette famille ont rendu notre soirée très forte en émotions. 

Au milieu du désert et sous un ciel rempli d’étoiles, nous avons pu goûter aux spécialités locales offertes par la famille : dattes confites, lait de chamelle et thé à la menthe. Le lendemain matin, les adieux ont été difficiles mais c’est la tête pleine de beaux souvenirs et l’esprit grandi que nous avons terminé le raid. 

Marguerite RAPINET

Copëŷlia (50e promotion)

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