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18 janvier 2022

Le recrutement aéronautique repart
Après une « descente aux enfers », la filière aérospatiale prévoit d’embaucher environ 15.000 personnes en 2022

Publié par Patrice BREQUE | Economie

 Le crash n’a pas eu lieu. Si depuis le début de la crise sanitaire il y a deux ans la filière aéronautique et spatiale française a vécu un véritable trou d’air, elle a réussi à sortir la tête de l’eau malgré une chute historique du trafic aérien. Après une « descente aux enfers en 2020 », et une « année de résilience en 2021 », Guillaume Faury​, le président de l’organisation professionnelle du secteur, a annoncé ce jeudi que 2022 serait une année « de conquête », où le secteur va « à nouveau embaucher, construire ».

Source : 20 minutes


#emploi #recrutement @GuillaumeFaury : "on commence 2022 avec beaucoup d'appétit" cela devrait nous permettre d'attirer des nouveaux talents qui travailleront dès aujourd'hui sur les aéronefs commandés ou les futures générations. pic.twitter.com/s8H9Lsvk0L

— GIFAS (@GifasOfficiel) January 6, 2022

Si les 410 entreprises membres du Gifas ont ainsi vu leur activité chuter de 28 % en 2020, elles ont réduit leurs effectifs de seulement 4 %, soit une perte de 8.000 emplois. L’an dernier, un nombre équivalent d’emplois a été perdu par la filière, mais « on a un chiffre préliminaire de 6.000 à 7.000 embauches sur la fin de l’année », a poursuivi Guillaume Faury. Et avec les autres sociétés du secteur, il estime d’ores et déjà que les besoins pour cette année sont de l’ordre d’une « quinzaine de milliers d’embauches ».

Difficultés de recrutement

« La filière repart durablement, des grands programmes qui sont lancés dans tous les domaines et donc des besoins absolument incroyables, comme au plus fort de la croissance de la décennie précédente, d’accueillir des jeunes, d’embaucher, de trouver des compétences », a estimé celui qui est par ailleurs patron d’Airbus, dont les usines d’assemblage ont opéré depuis le printemps une remontée des cadences de production.

Reste à résoudre l’un des difficultés inhérentes ces dernières années aux acteurs de la filière aérospatiale : trouver des compétences. « On a besoin de beaucoup de gens, ce sont des opportunités pour un secteur qui est un secteur de long terme, très technologique, qui offre des postes à forte valeur ajoutée, avec un très, très grand potentiel de développement dans les carrières », a poursuivi Guillaume Faury qui mise sur l’avion à hydrogène pour faire face à la tendance de fond de « l’avion bashing ».

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