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30 novembre 2021

Baromètre des salaires cadres 2021

 Expectra, groupe Randstad, avec qui nous menons une expérience de collaboration sur l'espace carrière, nous communique les résultats de son enquête annuelle réalisée avec l'IFOP. 


 Expectra, groupe Randstad, avec qui nous menons une expérience de collaboration sur l'espace carrière, nous communique les résultats de son enquête annuelle réalisée avec l'IFOP. Si le document est trop volumineux pour être publié ici nous pouvons cependant en tirer quelques informations à vous partager, notamment sur les secteurs BTP et Ingénierie & Industries, coeurs de notre formation.

Remarque : l'enquête a porté sur un échantillon dit représentatif de 1003 cadres du secteur privé, soit beaucoup moins que l'enquête IESF mais elle donne une perspective sur 5 ans et sonde certains secteurs.

Données nationales :
- le salaire des cadres a augmenté de 11,6% en 5 ans, dont 2% en 2021 ; ce qui marque un léger ralentissement par rapport à 2019 et 2020, effet crise COVID.
- cette augmentation n'est pas uniforme selon les secteurs, +2,9% pour le BTP (en forte hausse) et +2% pour Ingénierie & Industries.
- A noter que le secteur transport & logistique présente une hausse de +3,9%, plus forte hausse relevée, ce qui confirmerait nos observations d'une très forte demande.

Top 10 des métiers en progression sur 2021 :

Qualification Médian* Evolution
Ingénieur logistique 43 790 € +8,3%
Responsable ressources humaines 48 190 € +7,5%
Ingénieur qualité 43 130 € +6,9%
Gestionnaire RH 35 610 € +6,8%
Ingénieur BTP 42 380 € +6,7%
Chef de projet 44 600 € +6,4%
Technicien de planification/ordonnancement/lancement 32 160 € +6,0%
Analyste d'exploitation 38 700 € +5,6%
Approvisionneur 34 910 € +5,1%
Risk analyst 39 620 € +5,0%


* rappel : le salaire médian indique le point de bascule entre les 50% qui ont moins et les 50% qui ont plus ; à ne pas confondre avec le salaire moyen.

Impact de la rémunération :
- 58% des cadres s'estiment insuffisamment rémunérés et souhaiteraient +18% d'augmentation (NDR : à suivre vu les récentes déclarations du MEDEF)
- Moins d'un cadre sur deux a obtenu une augmentation au cours des douze derniers mois.

Perspectives d'évolution :
- 89% des managers souhaitent continuer à manager
- Dont 34% une plus grosse équipe qu'à l'heure actuelle
- Perspectives à 10 ans : 1 cadre sur 2 se voit dans la même entreprise, 2 sur 3 envisagent un changement (entreprise, poste, secteur), 1 sur 5 anticipe un changement total

A quoi ressemble l'entreprise de demain (seuls les titres sont repris ici) :
- Un travail qui a du sens avant tout
- La fin de la carrière "à la papa"
- Une formation tout au long de la vie
- Les compétences qui font la différence
- Autonomie et équilibre dans les pratiques
- Le salaire, un critère de moins en moins important
- Du management au ménagement
- L'entreprise sera inclusive (implication des salariés)

Focus sur BTP & construction :
Malgré le retard accumulé le secteur en tête des évolutions de salaires. Même si en 2020 les commandes ont pris quelques semaines de retard, la filière a retrouvé un niveau d'activité conforme à la normale et les carnets sont bien remplis. La FFB prévoyait en février dernier un rebond de +11,3% en volume, reprise confirmée par les analyses de l'INSEE. Malgré cela, le secteur fait face à quelques difficultés. Les tensions sur la production restent importantes, faute de personnel et des difficultés d'approvisionnement. En plus de la pénurie les chantiers du BTP sont confrontés au choc du prix des matières premières.

Les recrutement et les salaires sont toujours en hausse. Selon l'APEC, avec une perspective de 12 300 cadres recrutés en 2021 et des prévisions de recrutement en hausse de 10% les entreprises envisagent l'avenir avec plus de sérénité.

Bâtiment : des éléments favorables à la relance. Rebond des ventes, bonne dynamique de l'entretien-rénovation, plan de relance qui flèche près de 7 milliards d'euros dont 2,7 destinés à la rénovation.

Travaux publics : la situation demeure préoccupante. Malgré le plan de relance ambitieux de 100 milliards d'euros à la rentré 2020, l'activité reste à un niveau dégradé et les prises de commandes peinent à repartir à la hausse. C'est aux collectivités locales d'assurer la territorialisation de cette relance.

Focus sur l'Ingénierie & Industries :
Dans l'industrie, la crise a freiné l'évolution des salaires. Après la chute générale de l'investissement en 2020 (-14%) qui avait peu impacté les salaires, la reprise serait contrastée selon les différents secteurs. Certains s'en sortent indemnes (équipements électrique ou électroniques), chimie et industrie pharmaceutique, alors que d'autres sont fragilisés (automobile, aéronautique, matériels de transport). Effet rebond de la crise, las salaires de la filière augmentent moins cette année, une tendance en repli par rapport à l'année dernière. Les carnets de commande progressent légèrement et les perspectives générales de production s'améliorent très nettement ; cependant les industriels soient les évolutions salariales de certaines fonctions s'arrêter net : projeteur, responsable logistique, ingénieur process, ingénieur méthode, ingénieur maintenance.

Ingénierie : les fonctions R&D toujours aussi recherchées. Là aussi le plan de relance de la construction joue son rôle mais les prestataires sont tiraillés entre la poursuite d'une stratégie offensive (RH, outils numériques, rachats) et un repli défensif pour reconstituer les marges. De nombreux défis sont à relever(IA, 3D, jumeau numérique, énergies renouvelables, industrie 4.0), ce qui implique le recrutement de nouvelles expertises et de retenir les talents indispensables en attendant un rebond de marché prévu en 2023.

Logistique : la supply chain portée par le boom du e-commerce. Tendance qui profite à l'ingénieur logistique qui fait la plus belle progression de ce baromètre avec +8,3%. Très recherchée, cette fonction voit ses opportunités de recrutement augmenter de +50% (NDR : observation partagée par le groupe carrière avec les annonces proposées)

Auteur

La formation ENIT nous ouvre bien des possibles ! Ingénieur automaticien à mes débuts, j'ai rapidement bifurqué vers le BE, le management de projet puis le management de BE. D'abord sur des produits de grande série, grand public, puis moyenne ou petite série professionnelle ; puis j'ai orienté ma carrière dans le domaine aéronautique. J'ai pu compléter ces expériences par une participation active, voire plus, dans la mise en place d'ERP, de PLM, ou de système de management. Désormais à la retraite j'ai proposé mes services au bureau de l'ENIT Alumni afin de poursuivre l'aide que j'ai toujours souhaiter apporter aux ingénieurs ENIT. Voir les 5 autres publications de l'auteur

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